Ferme Toudou

Grandir à la campagne

Tout a commencé le jour où on a quitté notre petite maison de banlieue pour déménager loin de tout, à la campagne. Lorsqu’on me l’a annoncé, j’étais un peu triste, car, pour moi, ça voulait dire que je perdais mes amies, mon école et la maison que j’avais connue depuis mes deux ans. Mais ça voulait aussi dire que j’allais avoir de nouveaux amis, une nouvelle école et une nouvelle maison dans laquelle j’allais grandir. Et, cerise sur le gâteau, de nouveaux amis alpagas!

Je vous l’avoue, au début, je ne comprenais pas trop ce que c’était. Ma mère me disait que ça ressemblait à un lama, mais plus petit et plus attachant. Et puis, on est allé voir une ferme d’alpagas et j’ai tout de suite trouvé que cet animal était trop mignon! La seule chose que je n’ai pas trop aimée lors de ma première rencontre avec ces bêtes poilues, c’est que je me suis fait cracher en pleine face à cause d’une chicane entre deux alpagas juste à côté de moi. Un vrai crachat vert et puant! J’étais définitivement au mauvais endroit au mauvais moment!

Quelques mois plus tard, nous avons déménagé et construit un habitat confortable pour nos nouveaux animaux. Pour être honnête, j’avais un peu peur d’être près des alpagas et d’entrer dans leurs enclos au début. J’avais toujours l’impression que j’allais me faire kicker si je passais en arrière d’eux et j’avais encore un peu la frousse de me refaire cracher dessus. Finalement, je me suis habituée à leur présence avec le temps et j’ai compris que je n’avais aucune raison d’avoir peur de ces belles boules de poils.

Avec le temps, notre ferme a développé plusieurs produits qui se vendent maintenant dans notre belle boutique à la ferme. Lorsque mes parents nous ont proposé, à moi et à mes sœurs, de créer notre propre marque de produits que nous ferions de A à Z, je ne savais pas trop ce que je pourrais faire. Jusqu’au jour où j’ai découvert le crochet. C’est bien évident que lorsque j’ai commencé, je n’étais pas la meilleure! J’essayais de comprendre des patrons que je trouvais sur internet, sans trop comprendre le sens de toutes les abréviations que j’avais devant moi. Mais avec le temps, je me suis améliorée et je fais maintenant plein de petits toutous et porteclés qui varient en formes et en couleurs. Je les ai appelés Les Amis Rikiki!

Mais il ne faut pas seulement remplir la boutique, il faut aussi s’en occuper lorsque nous faisons des portes ouvertes. Il y a plusieurs tâches à faire, comme faire la caissière, répondre aux questions des clients, remplir les étagères, etc. Ça peut être long quand il n’y a personne, mais j’aime quand même servir les gens et m’occuper de la caisse.

En conclusion, je pense que tous les changements apportent quelque chose de bon, même si on ne le voit pas nécessairement tout de suite.

Par Jordane Raymond

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