Ferme Toudou

Grandir d’une manière pas comme les autres

Par Méliane Raymond

Cher lecteur, chère lectrice, je me dois de me présenter.

Je m’appelle Méliane et je suis la plus jeune d’une lignée de trois filles. Il y a cinq ans, nous avons déménagé ici, loin de tout, à une heure de Québec. En fait, moi, je trouvais ça plutôt cool de déménager. Non pas parce que je n’aimais pas partager ma chambre avec ma sœur, certes, mais bien parce que j’ai toujours eu une partie de moi qui adore organiser et décorer. Voilà pour moi une occasion parfaite de laisser aller ma créativité en décorant et en plaçant mes meubles à ma guise, dans ma nouvelle chambre. C’est sûr que vivre loin de tout m’a fait un choc. Ce qui n’enlève pas le charme du lieu, évidemment. Quand même, je n’étais pas habituée à faire des heures d’auto pour aller chez mes grands-parents. Malgré tout, je m’y suis habituée. En même temps, je n’avais pas vraiment le choix…

Vivre dans une grande maison comme celle-là, avec un grand terrain, était, pour moi enfant, incroyable. Je pouvais jouer à cachecache avec ma cousine, me faire obliger de jouer aux Hunger Games avec Jordane, et même créer des films avec une caméra que ma grand-maman m’avait prêtée. Celui que je préférais filmer était évidemment inspiré de Coraline, avec la petite porte et tout le tralala. Cette maison m’a toujours inspiré l’univers de Narnia, vous savez, ce livre avec l’armoire magique, le lion et les loukoums soi-disant délicieux… (eh bien, je vais vous dire une chose, c’est extrêmement décevant, des loukoums, et pas aussi bon qu’ils le font paraitre dans le livre).

Cela étant dit, j’imagine que vous vous demandez quand je vais parler des alpagas, eh bien, c’est maintenant.

Au primaire, je me suis toujours vantée que j’avais des alpagas et je me trouvais super cool d’expliquer ce que c’était. C’est comme un lama, mais plus petit et plus cute, qui crache pas, sauf sur moi. C’était l’explication que je donnais à mes copains de classe. Avec le temps, j’ai développé une affinité avec les animaux en général. Avec les alpagas, j’ai appris plein de choses. Comment mettre un licou, savoir quand ils sont stressés, et je commence même à comprendre ce qu’ils disent! Par exemple quand il dise huuuuuuuuuuuuuum, ça veut dire qu’ils ont faim, et quand ils disent huuuuuuuuuuuum, ça veut dire qu’ils ont chaud.

J’en ai appris également davantage sur la fibre d’alpaga. Quelques fois, j’ai même fait des conférences à ce propos avec ma mère! Je ne pourrais pas vous dire si j’aimais ça ou non, ma mère m’y obligeait pas mal! Un peu plus tard, j’ai appris à être moins dégoutée du caca d’alpaga. Quand mes parents étaient partis je ne sais trop où et que moi et mes sœurs avons dû nous occuper des animaux, mes sœurs m’ont, évidemment, obligée à ramasser le caca parce que ark! ça m’écœure. Je peux comprendre qu’au début c’est dégoutant, mais après, on s’y habitue et ce n’est plus un problème, ça fait simplement partie de la routine. Habiter sur une ferme d’alpagas, ça rend la vie plus compliquée. Par exemple, on est restreint sur les voyages ou pour aller dormir ailleurs.

Tout ça pour dire qu’avoir des alpagas, c’est pas si mal malgré les inconvénients!

PS – Mes parents m’ont obligée à écrire ce texte.

2 réflexions sur “Grandir d’une manière pas comme les autres”

    1. Vous avez bien raison de l’admirer! Il faut faire preuve de courage pour suivre ses parents dans une si grande aventure! Ça change une vie! 🙂

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